Une mobilisation de laCNAOC et de ses partenaires pour le moment sans effet
Malgré des alertes répétées,la Confédération Nationale des AOC viticoles (CNAOC), qui représente les386 AOC vins et 58 000 vignerons français, aucune solutionopérationnelle n’a été apportée par l’administration. Toutes les alertesportées depuis l’été 2025 n’ont permis aucune avancée concrète et ni solutionopérationnelle. A l’'heure du “Grand réveil de l’alimentaire”" vouluepar la Ministre de l’Agriculture, il est ubuesque d’envisager la souverainetéagricole et alimentaire en laissant des milliers d’'exploitations au mieux dansle flou, au pire dans l’impasse. Face à l’absence totale d’évolution de lasituation, la CNAOC explore l’ensemble des pistes à sa disposition,notamment une intervention au contentieux contre les décisions rendues surles AMM par l’ANSES.
« Nous échangeons, nous alertons,nous faisons des propositions, mais rien n’avance. Pendant ce temps, lacampagne 2026 se prépare et les vignerons n’ont aucune visibilité. La Franceveut-elle encore d’une viticulture en France ? On peut en douter. » déclareAnthony Brun, Président de la Commission Durabilité à la CNAOC et Président del’UGVC (Cognac)
Les produits à base decuivre constituent le pilier de la protection de la vigne, enAgriculture Biologique comme en conventionnel. Leur remise en cause, du jour aulendemain, sans alternative crédible sur le marché et immédiatementmobilisable, fragilise directement la protection sanitaire du vignoble, laviabilité économique des exploitations et le respect des cahiers des chargesdes signes officiels de qualité (AOC et IGP).
Dans le contexte où laviticulture traverse une crise profonde exacerbée par les tensionsgéopolitiques, il est fondamental de garantir aux vignerons un cadre stablepour pouvoir produire du raisin de qualité. L’administration ne peut plusignorer les conséquences concrètes de ses décisions sur le terrain. Cettesituation illustre la totale déconnexion des prises de décisions del’administration avec les réalités du terrain.
« Nos vignerons sont pris en étau ! D’un côté, ils sont desvictimes collatérales des décisions géopolitiques sur une scène internationalede plus en plus instable. De l’autre, les décisions de l’ANSES enferment les exploitationsdans une impasse technique totale, sans aucune solution alternative crédible.Elles créent surtout une distorsion de concurrence inacceptable avec nosvoisins européens. » conclue Jérôme Bauer, Président de la CNAOC – Maisondes vignerons.
Laviticulture française ne peut pas être laissée sans solutions, au risque decompromettre durablement l’avenir des exploitations et des territoires quicontribuent pourtant à faire rayonner la France : 3ème filière contributrice à la balance commerciale, 92 milliards d’eurosde chiffre d’affaires et 6 milliardsd’euros de recettes fiscales.
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